IV Esdr., VII, 36, 38, 84; Apoc. de Baruch, XUV
5. Josèphe, De bello iud., II, 8, 14; Antiq., XVIII, 1,3; Testam. des douze patr., Zabulon, 10; Aser, 7; IV Esdr., VII, lOo.
46 LA THEOLOGIE ANTENICEKNNE.
Leur face resplendira comme le soleil : ils vivront éternellement ^ .
Voici donc les idées religieuses dominantes chez les Juifs de Palestine au moment de la venue de Jésus-Christ. Ce n'est pas à dire qu'elles fussent absolument reçues de tous, et Ton trouve sur certaines d'entre elles des divergences sérieuses. Nous savons notamment — observation importante — que les Sadducéens, le haut clergé de Jérusalem et ses partisans, se séparaient des Pharisiens et du gros de la nation, et repoussaient les commentaires explicatifs de la Loi, aussi bien que beaucoup des prescriptions qu'on y avait ajoutées. Ils allaient plus loin, et niaient l'existence des esprits, des anges, et la résurrection de la chair 2. Leur attitude vis-à-vis des païens était plutôt conciliante, et le désir de maintenir leur influence, de jouir en paix de leur fortune, les engageait dans bien des compromissions. Mais, en somme, ils ne représentaient pas la masse du peuple. Celui-ci se groupait autour des Pharisiens, qui personnifiaient à ses yeux la pureté de la doctrine et l'idéal de la morale judéo-palestinienne.
§ 3. — Le judaïsme alexandrin et de la Diaspora. Philon.
En dehors de la Palestine, les Juifs, depuis Alexandre, et encore plus depuis Ptolémée, lils de Lagus (319 av. J.-C), se trouvaient nombreux surtout à Alexandrie. Là, leur activité intellectuelle fut considérable et ils entrèrent en contact plus intime avec Ihellénisme. Aussi est-ce là que s'accusent davantage les caractères
1. IV Esdr., \1I, 3G-38, do-OS;Apoc. de Bar., LI, 3, 7-1 i ; Ass. de Moyse, X, 9, 10.