‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 25 sur 223 · Sap.^ VIII, 49, 20; IX, lo · texte numérisé non relu

Sap.^ VIII, 49, 20; IX, lo

2. Sap., 111, 1-8; IV, 2,10-18; V, l-2i. Apocalypse anonyme, STEHi-DOurF, op. cit., pp. 149 (2), 130 (o), 132 (10).

52 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

livre des Macchabées et peut-être dans Josèphe ^ ; mais le sort des âmes après la mort et à la fin des temps semble avoir attiré surtout l'attention. Josèphe ^ a admis peut-être, avec les Pharisiens, un état provisoire pour les âmes justes ôtto x^ovoç, en attendant la résurrection, et l'on connaît le fameux passage du deuxième livre des Macchabées (xii, 42-45) sur la prière pour les morts 3. L'idée dominante toutefois dans le judaïsme hellénique est celle d'une rétribution immédiate, à la sortie de la vie. Tous nos témoins s'accordent, en tout cas, pour déclarer éternels et les récompenses des bons et les châtiments des méchants'*.

Quant à la résurrection des corps, bien que la philosophie grecque, et surtout platonicienne lui fût en général opposée, elle est, en ce qui regarde les justes du moins, formellement enseignée dans le deuxième livre des Macchabées (vu, 9, 11, 14, 23; xii, 43, 44).

C'est dans Philon*, on l'a déjà dit, que prend son expression définitive le système qui doit rapprocher le judaïsme et l'hellénisme. En lui les deux courants de la pensée antique viennent réellement se confondre. Philon est un croyant et un philosophe, mais autant,

1. Philon, De exécrât., 8-9; De praem. et poen. 15-20; U Macch., n, 18; Josèphe, Antiq., IV, 6, 5.

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