‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 39 sur 223 · Adv.haeres., i · texte numérisé non relu

Adv.haeres., i

3. Stromates, m, 4 (P. G., Mit, 1129); cf. Eusèbe, H. E., m, 29. Ce n'est que plus tard que l'on distingua le diacre Nicolas du fondateur des nicolaïtes (Cassien, Collât., xvnr, 16).

4 Adv. Iiaeres., m, 3,4; grec dans Eusèbe, H. E., iv, 14,6.

o. Adv. haer., 1,26, 1, reproduit exactement par les Phïlosophoumena, VII, 33, et avec quelques additions et variantes, par le Pseudo-Teutullien 10; Philastrius, 36; S. Épipuane, Haer. xxviii.

174 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

hommes en justice, en prudence, en sagesse. Après son baptême, un être céleste, le Christ, venu d'auprès du Dieu suprême, descend sur lui sous la forme d'une colombe. Il se trouve alors capable d'annoncer le Père suprême, inconnu jusque-là, et de faire des miracles. Mais, à la fm, le Christ, qui, comme être spirituel (Tcvsuaaxixoç), ne pouvait souffrir, abandonne Jésus. Celui-ci meurt donc et ressuscite seul. — Saint Irénée ne dit rien de la morale de Cérinthe. Philastrius et saint Épiphane nous la représentent comme nettement judaïsante. Il aurait admis la Loi en partie, la circoncision et le sabbat. Il rejetait saint Paul, les Actes des Apôtres, et entre les évangiles ne conservait que celui de saint Matthieu dont il retranchait encore la généalogie de Jésus-Christ. Le prêtre Gains et Denys d'Alexandrie l'accusent formellement d'avoir enseigné un millénarisme grossier *.

Le mélange de gnose et de judaïsme est évident dans le système de Cérinthe ainsi exposé; mais il serait téméraire d'affirmer que nous trouvons bien, dans Philastrius et saint Kpiphane ou même dans saint Irénée, ses vues originales etpersonnelles. Enrevanche, les épîtres de saint Ignace et de saint Polycarpe nous livrent, sur les erreurs qui avaient cours dans la province d'Asie au commencement du ii* siècle, le témoignage de contemporains, et ce témoignage est précieux.

La doctrine des faux docteurs est qualifiée par saint Ignace d'hétérodoxie (iTspoSo^ia), d'herbe étrangère qu'il faut éviter ^. Eux-mêmes sont des trompeurs qui parlent sans doute de Jésus-Christ, mais qui prônent le judaïsme, le sabbat, des pratiques surannées ^. De

1 EusÈDE, H. E., III, 28, 2, 4, o ; cf. vu, 2o, 3.

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