‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 40 sur 223 · Eph., vu, 1 ; Magn., viii, 1; TralL, vi · texte numérisé non relu

Eph., vu, 1 ; Magn., viii, 1; TralL, vi

3. TralL, vi, 2; Magn., viii, i; ix, 1; x, 2, 3; Philad., vi, 1.

plus, ils sont docètes : ils n'admettent pas la réalité de la chair et des mystères du Sauveur ^ Conséquemment, ils s'abstiennent de l'Eucharistie qu'ils ne croient pas être la chair du Seigneur 2, et nient la résurrection aussi bien quele jugement futur 3. De leur morale saint Ignace ne dit rien de précis, sinon qu'ils n'ont aucune charité pour les pauvres et les indigents, et qu'ils sont d'incorrigibles fauteurs de coteries et de schismes '*. Ailleurs, il les traite de loups hypocrites qui captivent les fidèles par une volupté mauvaise (yjSovvj xaxvi, Philad., II, 1), et il recommande à ceux-ci de garder leur chair comme le temple de Dieu [ib.^ vu, 2). Faut-il voir dans ces paroles une allusion à l'immoralité des hérétiques? — Nous ne savons.

En tout cas l'impression générale qui se dégage de cette étude est claire. L'hérésie, telle qu'elle nous est dépeinte dans la seconde moitié du i" et au commencement du 11^ siècle par saint Paul, saint Ignace et saint Polycarpe, associe, en Asie Mineure, le judaïsme à des conceptions gnostiques. Cérinthe nous présente le même caractère. Quant aux écrits de saint Jean, à la seconde épître de saint Pierre et à celle de saint Jude, ils ne mentionnent pas , du moins expressément, dans la fausse doctrine qu'ils stigmatisent, la tendance judaïsante, mais, outre que des divergences ont dû naturellement se produire, il ne faut pas oublier que, pour les deux derniers documents surtout, nous ne connaissons pas au juste quel pays habitaient ceux à qui ils s'adressent et de qui ils parlent.

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