Tertull., Adv. Marc, IV, 3; Praescrip., 4L
5. Eus.. H. E., IV, 13, 4, 6 ; V, 16, 21 ; Vil, 12; De martyr. Palaest.,\, 2.
206 LA THÉOLOGIE ANTÉNICEENNE.
gnèrent d'une force peu ordinaire de résistance aussi bien aux tentatives des missionnaires catholiques qu'aux violences des persécuteurs ^ Quelques-unes semblent avoir subsisté jusqu'aux® siècle.
Des divisions doctrinales ne tardèrent pas d'ailleurs à s'introduire parmi les disciples de Marcion, surtout à propos du nombre des premiers principes, mais sans affaiblir beaucoup la puissance d'action de l'hérésie. Nous connaissons un certain nombre de ces disciples, Potitus, Basiliscus et Syneros signalés par Rhodon-; Prépon qui, comme Syneros, admettait trois principes des choses, un bon, un mauvais et un juste tenant le milieu entre les deux autres ^ ; Hermogenes réfuté par Théophile d'Antioche et Tertullien; Lucanus dont le même Tertullien nous dit qu'il enseignait la résurrection d'un tiers élément qui n'était ni le corps ni l'âme *; l'auteur du livre de Leucius Charinus, docète absolu ^; d'autres encore indiqués par les Philosopha uniena (x, 19) et partisans de quatre premiers principes, àyaôovjSixaiov, irovvipov, uXy]. Théodoret y ajoute Pitho et Blastus (ce dernier à tort probablement) ^ ; saint lipiphane y ajoute Théodotion ^, et saint Jérôme Ambroise ^ devenu plus tard l'ami d'Origène. Mais de tous le plus fameux et celui qui succéda vraiment à Marcion fut Apelles.
Son histoire est donnée par Tertullien ^. Nous apprenons qu' Apelles ayant rencontré, à son retour
i. EusÈBE, Vita Const., ni, 64; Théodoret, E^jis^ CXni, CXLV.