De viris illuslribus
i). Depraescript.,30; De carne Christi, 6.
d'Alexandrie à Rome, une certaine vierge appelée Philomène qui se disait inspirée, celle-ci lui dicta ses Révélations (cpavEpcoffEiç) ^ et qu'il composa lui-même des Syllogismes (duXXoyiatxot). Saint Ambroise nous a conservé quelques fragments de ce dernier ouvrage ^.
La modification principale qu'Apelles apporta au système de son maître fut de le ramener du dualisme au monisme. Il n'admit qu'un seul premier principe, qui n'est cependant pas le créateur de ce monde ^. Ce créateur est un ange de feu, venu lui-même du Dieu suprême : c'est le Dieu d'Israël et le nôtre ^. 11 n'a créé que les corps ; mais à ces corps il a lié des âmes préexistantes. Les âmes ont un sexe défini qu'elles communiquent aux corps ^. Le reste du système reproduisait sensiblement celui de Marcion : le docétisme y était atténué ^, mais la négation de la résurrection de la chair et la prohibition du mariage étaient maintenues "^j la Loi et les prophéties écartées comme l'œuvre d'un esprit mauvais ^. Apelles semble d'ailleurs avoir été, au point de vue doctrinal, d'assez facile composition. Pour lui, la confiance dans le Crucifié et la pratique de la vertu étaient, après tout, l'essentieP. Il restait bien, à cet égard, le disciple de Marcion, absolument opposé à rintellectualisme gnostique.
4. Tertull., De praescript., 30, 6; Pkilosophoumena, X, 20; Rhodon, dans EusÈBE, R. E., V, 13, 2.
2. Psel'do-Tektull., 19; S. Ambroise, De paradiso, V, Vf, VH, etc.
3. Rhodon dans Eusëbe, H. E., V, 13, 2, 6; Tertcll., De praescript., 34. Les Philosophoumena{\, 20) offrent ici des confusions qui s'expliquent aisément par ce que nous disons dans le texte.