In Isaïam, cap. I, 22, n° 7 ; Y, 7, n
foi. A prendre à la lettre certaines de leurs déclarations, il semblerait même que, à leur gré, c'est assez des Livres saints pour nous enseigner ce que nous devons croire. « Les Ecritures saintes et inspirées, dit saint Athanase, suffisent à la définition de la vérité^ ». Elles sont plus aptes que les autres écrits à édifier la foi, et il faut donc les lire-. « N'attends pas un autre maître, déclare saint Chrysostome ; tu possèdes les paroles de Dieu, nul ne t'instruira comme elles ^ ». Et saint Basile expose qu'en effet l'Ecriture doit être juge quand il s'agit de trancher entre des coutumes ou des traditions dissemblables^. La raison très simple qu'en apporte saint Epiphane est que l'Ecriture ne saurait errer : iravia yàp aXr.ôsuEi il 8eia ypa-p^i^- Mais on se tromperait si l'on pensait que les Pères grecs du iv^ siècle excluent par là une autre source d'information plus accessible aux humbles. Ces Pères ont le sentiment un peu confus d'un développement qui s'accomplit à leur époque dans la théologie ecclésiastique^. Des dogmes sont mis en lumière — celui de la divinité du Saint- Esprit par exemple, — des formules sont adoptées — comme l'ôjxoouaioç, — des usages liturgiques et rituels prévalent et se multiplient dont l'Écriture ne fait nulle mention, ou qu'elle n'enseigne que d'une façon incomplète et obscure. 11 faut cependant les justifier contre les adversaires, et cette nécessité amène nos auteurs à insister, plus qu'on ne l'a fait jusqu'à eux, sur un enseignement, une tradition orale distincte de l'Ecriture et parvenue des apôtres jusqu'à nous. C'est la Trapàâoaiç