Or. de incam., 3; C. arianos, n
Son résultat a été de réduire l'homme à ce qu'il était par nature : 'H y^P Trapaêaaiç tvîç Ivto).?;? eîç to xarà cpuuiv aÙTouç iTTsarpe^ev ^ . Ainsi l'homme a perdu l'intégrité et l'immortalité du corps ; il a été soumis à la cpôopà, puisque, par nature, il est mortel^; mais — et ici apparaît la confusion — non seulement il est resté, dans son âme, intelligent et immortel^, mais il n'a perdu que progressivement, et à mesure qu'il s'est enfoncé dans les plaisirs sensuels, la connaissance de Dieu et la contemplation du Verbe : ce n'est que peu à peu que sa ressemblance avec Dieu s'est oblitérée^. Bien plus, cette ressemblance avec Dieu, cette contemplation du Verbe (tou ^oyou ôstopia), l'âme peut d'elle-même la recouvrer en rejetant le péché et en s'affranchissant des liens de la sensualité, car elle est à elle-même sa propre voie, et elle ne reçoit point du dehors la connaissance et la compréhension du Dieu-Verbe ^.
Dans ces derniers passages, saint Athanase semble clairement supposer que la ressemblance avec Dieu et la connaissance du Verbe sont choses naturelles à l'homme. Ailleurs, il s'exprime autrement : non seulement il les appelle une grâce ("/.«piç)» mais il regarde la ressemblance avec Dieu comme perdue par le péché et ne pouvant être rétablie que par l'incarnation. Celui-là seul qui est l'image par excellence de Dieu, Jésus-Christ, pouvait restaurer en l'homme la ressemblance divine et lui faire ainsi connaître Dieu ®.
Plus tard le langage de notre auteur acquerra encore plus de fermeté. Distinguant l'acte créateur de l'acte par lequel Dieu nous adopte, il remarquera que