De anima et resurr., ibid
7 De hominis opificio, 29, col. 234.
âme a été insufflée par Dieu. Elle n'est pas cependant une partie de Dieu (txspoç Oeou); elle ne lui est pas d'ailleurs étrangère (àXXoTpiov xou IvcpuaiQtxaToç) ; dès lors comment résoudre la contradiction ^ ?
Un autre problème, plus important, était celui de l'état dans lequel ont été créés ou mis nos premiers parents, et de la part, dans cet état, de ce qui était dû à la nature et de ce qui la dépassait. Nos auteurs s'en sont occupés, mais de leurs affirmations on a bien de la peine à dégager une théorie une et précise.
Saint Athanase en a traité surtout dans ses deux ouvrages de jeunesse, le Contra gentes et VOratio de incarnathne, dans lesquels l'inspiration platonicienne est manifeste. L'homme, dit-il, fut créé d'abord à l'image de Dieu et du Verbe ^ : la connaissance et la pensée de sa propre éternité furent imprimées dans son âme; moyennant quoi sa destinée était de se souvenir continuellement de Dieu, de conserver en soi son image, la grâce et la vertu du Verbe, et de vivre heureux et immortel dans la familiarité de son créateur. Car l'âme pure et dégagée des sens contemple le Verbe, et dans le Verbe le Père, et cette vue, qui la ravit, augmente naturellement ses désirs et son amour. Tel était l'état de nos premiers parents ^.
De cet état — qui comprenait, ainsi qu'on le voit, la ressemblance avec Dieu, la rectitude de la volonté, l'illumination de l'intelligence, l'exemption des maux et de la mort — l'homme est déchu. Saint Athanase rattache clairement c^te déchéance à la faute d'Adam ^.
\. Ancoratus^^o. Saint Epiphane n'est pas moins embarrassé pour dire au juste en quoi consiste en l'homme l'ima^îe de Dieu dont parle la Genèse (1, 26); elle n'est exclusivement, dii-il, ni dans le corps ni daus l'âme; elle ne consiste exclusivement ni dans la vertu ni dans la grâce du Uapiême {Ibid., 55, 5U).