De iudicio Dei, 7 (P. G., XXXI
3. De paenitentia, hom. III, 4; In Matth., hom. XXÏI, 3; hom. LIV, 1; Exposiiioin psalm. CXXIX, 2; In loan., hom. XXIII, 3; In acta apostol., hom. xxn, 1; VI, 1; III, 3; In epist. ad Hom., liom. XXIX, 6; De decem millia inlent'irum debitore hom.,Z; In epist. I ad Thessalon., Iiom. IX, 1 ; In illud • Vidi Dominum », hom. IV, 3; Adv. Indaeos hom. VIII, 3; In ilLi'd • In faciem Petro restiti » hom. 7, 8; /n epist. I ad Coi'inth., hom. 111,1; XXXV, 5.
nettement déterminées, et que la source d'où elle émane ne soit pas toujours nettement perçue. Socrate et Sozomène, quand ils racontent les querelles ariennes, rapportent comme une chose qui n'étonnait personne les prétentions du pape Jules, que rien ne fût conclu sans son autorité dans les conciles orientaux ^ Saint Grégoire de Nazianze, parlant au point de vue chrétien et ecclésiastique , nomme l'ancienne Rome la présidente de l'univers, Tr,v irpoeSpov twv oXwv^. Et si nous en venons aux faits, nous voyons les évêques condamnés par les conciles eusébiens, saint Athanase et Marcel d'Ancyre se réfugier auprès du pape Jules et en appeler à son jugement; les eusébiens accepter d'abord que le pape en effet juge l'affaire après eux (aoTov 'louXlOv, £t pouXoiTO, xptTTjv •^s'^éaboii) ^ , et, s'ils repoussent ensuite sa sentence, finir cependant par l'accepter, en 346, lorsque Athanase rentre à Alexandrie. Un autre exemple d'appel à Rome se trouve dans le cas de saint Ghrysostome. Le patriarche de Constantinople, dans sa lettre première au pape Innocent (4), demande au pontife de déclarer par écrit que la sentence prononcée contre lui par le concile dupatriarche d'Alexandrie, Théophile, est de nulle valeur, que ses auteurs sont passibles des peines ecclésiastiques, et que l'évêque de Rome le reçoit, lui, Ghrysostome, dans sa communion. On sait du reste que le concile de Sardique, composé, il est vrai, en grande partie d'occidentaux, avait autorisé ces appels au siège apostolique dans ses canons 3 et 5.
Le fait de la primauté romaine est donc admis au IV* siècle dans l'Eglise grecque, encore que les germes du schisme futur commencent à s'y montrer. Le con-
i. Socrate, Hist. eccles., ïî, 8, lo, 17 ; Sozomène, Hïsf. eccles., III, 8.