‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 148 sur 426 · Regulae brev, tract., Interrog · texte numérisé non relu

Regulae brev, tract., Interrog

épreuves imposées aux pénitents variaient de durée, et se proportionnaient non seulement à la gravité de la faute, mais aussi à la ferveur de la pénitence ^ Pour les apostats seulement l'épreuve durait toute la vie et la réconciliation n'avait lieu qu'à la mort 2. On sait que, dans les églises de Cappadoce, et cela depuis saint Grégoire le Thaumaturge^, l'expiation consistait en une ségrégation de l'assemblée chrétienne pendant le service liturgique. Il y avait quatre degrés de la pénitence : la irpoffxXaucric;, l'état des pleurants qui se tenaient en dehors de l'Église; l'àjcpoàariç, celui des écoutants qui assistaient à la lecture de l'Ecriture sainte et à la prédication ; r&TCOTtTaaiç, celui des prosternés qui assistaient à genoux à la prière ; et enfin la aucjTaaiç, où les pénitents assistaient debout à tout l'office, mais sans participer à la communion.

La situation de saint Jean Chrysostome, relativement à la question de la pénitence, fut un peu particulière, et il est nécessaire de ne pas confondre, à ce point de vue, les deux périodes de son ministère à Antioche et à Constantinople. Dans la première, on le voit affirmer que les prêtres ont le pouvoir de remettre les péchés, non pas de les déclarer remis, mais de les remettre proprement ^ ; qu'il faut révéler au médecin ses blessures si l'on veut être guéri ^; que la confession efface les péchés, les efface entièrement^.

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