‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 152 sur 426 · Constit. apostol., vni · texte numérisé non relu

Constit. apostol., vni

ordres se donnaient par l'imposition des mains ^ ; mais cette imposition des mains (;(£tpoTovia) était expressément réservée à l'évêque, même pour les ordres inférieurs^. Elle était accompagnée de prières dont l'euchologe de Sérapion (xxvi-xxviii) et les Constitutions apostoliques (viii, 5 ; 16-22) donnent les formules. L'effet de ces rites, observe saint Grégoire de Nysse, est de séparer le prêtre du commun et d'opérer en lui, bien que, extérieurement, il paraisse rester le même, une transformation intérieure par une grâce et une vertu invisible. Saint Grégoire compare cette transformation à la consécration des autels ou même à la conversion eucharistique, ce qui indique bien qu'elle emporte, à ses yeux, un caractère permanent et stable'. J'omets les règles canoniques qui regardent le choix des sujets à ordonner et les devoirs qui leur incombent : objet de discipline plus que de dogme.

Le mariage, bien que son caractère sacramentel ne fût pas clairement reconnu encore, était cependant l'objet de l'attention des docteurs et de règlements ecclésiastiques assez précis. Le mariage était nul s'il était contracté sans le consentement du père ou du maître^. Il était interdit entre beau-frère et belle-sœur^. Le divorce était permis pour cause d'adultère, mais d'adultère seulement®; et encore saint Basile expliquet-il que, par suite d'une coutume qu'il trouve anormale mais qui s'impose, ce privilège n'existait qu'en

\. Id., Vni, 16-22; 27.

2. « Le prêtre impose les mains (par exemple pour bénir), disent les Constitutions apostoliques, mais il n'ordonne pas », yeipoOerei, où x£ipOTOvet (Vin, 38, 3; 46, 11 ; UI, 11, 3).

Page 1