‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 161 sur 426 · Basil., Regulae brev. tract., Interrog · texte numérisé non relu

Basil., Regulae brev. tract., Interrog

4. De trinit., II, 3, col. 480; H, 7, col. 580; II, 12, col. C69; HI, 42, col. 989; De Spir. Sancto, 'H, 59.

5. Basil., Regulae brev. tract., Interrog. 267; De Spiritu Sancto, M)\ Cyrill. Hier., Catech. XVIII, lî, 49; Epiph., Haer. LIX, 10; Chrysost., loc. inf, eit.

Basile, l'Esprit-Saint est complètement séparé de l'âme pécheresse, et dès lors celle-ci devient incapable de pénitence ^ Fidèle à sa méthode d'exégèse littérale, saint Chrysostome trace un tableau, d'après rÉcriture, de ce qu'est l'enfer 2; puis il ajoute que ni le corps devenu immortel, ni l'âme ne périront dans ces tortures. Ni le temps, ni l'amitié, ni l'espérance, ni l'attente de la mort, ni même la vue des infortunés punis comme eux n'adouciront les peines des damnés. Ces peines seront éternelles^. Saint Basile est bien obligé toutefois de constater que la plupart des hommes (toùç Tto^Xoùç Twv àv9pw7TOJv), trompés par les artifices du démon, se persuadaient que les châtiments de l'autre vie auraient une fin'*. Hélas 1 parmi ces hommes se trouvaient son propre frère, Grégoire de Nysse et, dans une certaine mesure, son intime ami, Grégoire de Nazianze. Celui-ci n'est évidemment pas complètement fixé sur la question. Si, en certains endroits de ses ouvrages^, il enseigne nettement l'éternité des peines, ailleurs il paraît hésiter : il ne veut pas se prononcer, ou il insiste principalement sur le caractère moral de la peine des réprouvés^. Grégoire de Nysse, lui, n'hésite pas; et l'on trouve bien, sans doute, dans ses écrits, quelques passages où il parle de peines éternelles '^ ; mais du reste il se prononce catégoriquement pour une restauration finale universelle, englobant tous les hommes, les démons et leur

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