Catech. XXIH
Le sort des élus sera la félicité éternelle et la possession de Dieu. Sur ce dernier point toutefois, il faut signaler l'opinion spéciale de saint Chrysostome et de l'école d'Antioche. Entraîné par la lutte contre les eunomiens, et d'ailleurs défiant des théories qui absorbent l'âme en Dieu, saint Chrysostome admet bien sans doute que les élus voient Dieu comme il leur est possible (wç aÙToî; Suvatov) ^ ; mais il nie qu'ils voient réellement l'essence divine. Ni les prophètes, dit-il, ni les anges et les archanges n'ont vu et ne voient ce qu'est proprement Dieu : Auto oTcsp lorriv ô Oeoç où fjiovov TTpocprJTai àW ouSe ocyye^oi eîâov ours ipy^iiyysloi. Le Fils et le Saint-Esprit seuls l'ont vu et le voient, « car la nature créée tout entière, comment pourrait-elle voir l'incréé ^? »
i. De heato Philogonio, VI, 1.