‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 167 sur 426 · Hymniet serm., I, ICI · texte numérisé non relu

Hymniet serm., I, ICI

Pour nous délivrer donc et nous guérir le Fils de Dieu s'est incarné. Contre Marcion et Bardesane, notre auteur établit la réalité du corps du Christ ^; contre les ariens, il affirme l'existence en lui d'une âme humaine^. Marie est vraiment la mère de Jésus, la mère de Dieu ()o»s^ tj:^-) ^, vierge ante partum, in partUy post partum^^ dont le moine syrien se plaît à exalter le rôle^ et à célébrer l'absolue sainteté qu'il compare à celle de Jésus-Christ : « Toi seul et ta mère êtes absolument purs sous tout rapport ; car en toi il n'y a aucune tache et en ta mère aucune souillure ^. » Jésus est donc vraiment homme. D'autre part, il était Dieu : « 11 était un de la divinité qui est en haut et de l'humanité qui est de la terre ''. » Il était un sans division, un en personne (|.aooifi->), un du Père et de Marie, un en humanité et en divinité, sans séparation, qui a accompli à la fois ce qui est de Dieu et ce qui est de l'homme^. Saint Ephrem se sert quelquefois, pour exprimer cette union, du mot mêle?' (..è-x-, s^po) ^ dont il ne faut évidemment pas trop presser le sens. La terminologie, comme on pouvait le prévoir, est peu précise; telle qu'elle est, elle présente plutôt une teinte monophysite.

La sotériologie de notre docteur est fort vague. Au lieu de disserter sur l'acte rédempteur, il préfère décrire, dans un tableau poétique, la descente de Jésus- Christ aux enfers, et montrer comment il a arraché au

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