III, 481 A; 487 F; 600 C
10. II, 349 F; 350, III, 250 F; Carmina nisibena, XIII, 18-2-1.
11. III, 314F; 337 C; Carmina nisibena, LXXIV, 23; Opéra graeco-latina, II, 401 C.
paradis, dans le ciel ^ ; de l'autre , il dit non moins clairement que sans le corps ces âmes sont incapables d'exercer leurs facultés, de voir, d'entendre, de parler? d'où il conclut que, jusqu'à la résurrection de leurs corps, leur bonheur est fort incomplet, et qu'elles n'habitent pas encore le lieu de la félicité parfaite^. L'explication de cette contradiction apparente est probablement dans la division que notre docteur fait du paradis en trois parties, le sommet, les côtés, le bord^. Il réserve le bord aux pénitents pardonnes ^ ; mais on peut croire qu'il en fait aussi le séjour des âmes justes jusqu'au moment de la résurrection des corps, moment où elles gagneront le sommet de la bienheureuse demeure^.
Quelques textes font penser que saint Ephrem a soupçonné l'existence d'un purgatoire ou de limbes intermédiaires entre le ciel et l'enfer®. 11 a, en tout cas, longuement établi, contre Bardesane, la possibilité, la convenance, la justice et le fait de la résurrection des corps '^. Cette résurrection sera suivie du jugement. Notre auteur divise, par rapport à ce jugement, les hommes en trois classes : ceux qui sont au-dessus du jugement [supra iudicium] : ce sont les justes parfaits; ceux qui sont jugés [sah iudicio) : ce sont les justes imparfaits et les pénitents ; enfin ceux qui sont en dehors du jugement [extra iudicium) : ce sont les impies et les méchants ^. Le jugement étant achevé,
1. m, 231 F;2o3 G; 223 E; Hymni et sermones, I, 669; Carmina nisibena, Lxxni, 1.