‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 186 sur 426 · Tractât. I, p. 7, 21 ; IV, p. 60 ; X, p · texte numérisé non relu

Tractât. I, p. 7, 21 ; IV, p. 60 ; X, p

aux nicolaïtes, ophites, ariens, novatiens, basilidiens, homuncionites , borborites, patripassiens ^ La différence des sexes vient de Dieu, et Ton doit lutter contre la concupiscence^. Il confesse la résurrection de la chair ^, et n'admet que quatre évangiles^. A remarquer le témoignage qu'il donne à la virginité de Marie post partum ^.

Entre ces affirmations de Priscillien et le priscillianisme connu jusqu'à la découverte de M. Schepps, il y a une distance qu'un développement même rapide d'idées ne suffît pas à combler, car de ces idées les germes ne se trouvent pas tous dans le fondateur de la secte. Saint Jérôme constatait déjà, en 392. dans son De viris illustribus (121), que l'on était partagé sur ce qu'enseignait au juste l'évêque d'Avila « defendentibus aliis non ita eum sensisse ut arguitur ». C'est donc que cet enseignement prêtait à des interprétations différentes, ou que ses écrits ne correspondaient pas tout à fait aux opinions qu'on lui prêtait. Or la controverse signalée par saint Jérôme, pouvons-nous la trancher? Pouvons-nous expliquer les divergences qui séparent les traités de Priscillien des anathématismes de Pastor par exemple, décider entre les deux qui a droit d'être cru? — Pas entièrement. On peut sans doute observer, d'une part, que des homme comme Sulpice Sévère, P. Orose, Pastor, sont des hommes sincères et rapprochés des événements, d'autre part, que nous ne possédons qu'une partie des écrits de Priscillien, que leur allure fuyante, la souplesse de sa phrase obscure et traînante sont plutôt de nature à

Page 1