De irinit., I, 13; IX, 8; XII
o. De Vùrginiiate, XIV, 9:2; De officiis ministrorum, I, 133, nd^Ejjist. XXXVI 1, 28.
6. Hilaire, In CXVIII psalm., Prolog., 4; Ambroise, In psalm. XXXV l 28; JÉRÔME, /n Isaiam, XLIV, 24 et suiv. (col. i-^9)] In epist. ad Ephes., IV, 17 suiv. (col. 504j; Zenon, Iractat. I, 7, 1.
devenant chrétien. Il a vu dans la nouvelle religion surtout une consécration de ses idées néoplatoniciennes, et c'est pourquoi tout son effort tend à montrer les harmonies de sa philosophie et de sa foi. Effort intéressant par sa nouveauté même, et qui ne sera pas renouvelé de longtemps avec autant de vigueur et de sincérité.
§ 3. — La lutte contre rarianisme et la doctrine trinitaire.
Entre les docteurs latins qui défendirent au iv® siècle la foi de Nicée, il y a lieu évidemment de distinguer ceux qui écrivirent avant son triomphe définitif, et ceux dont les ouvrages sont sensiblement contemporains de ce triomphe ou même sont postérieurs au concile de Constantinople de 381. Dans le premier groupe il faut ranger saint Hilaire, Phebadius, Victorin et Zenon. Ils sont naturellement de beaucoup les plus importants pour l'histoire de la lutte contre l'arianisme en Occident au iv^ siècle.
Hilaire tient sa doctrine de saint Athanase ; Phebadius et Zenon paraissent avoir lu Tertullien et en avoir gardé quelque chose ; Victorin se classe à part et établit moins le dogme par l'Ecriture qu'il ne cherche à l'expliquer par la raison.
La première chose à faire pour réfuter les ariens était de se dégager du sabellianisme dont ils accusaient sans cesse les orthodoxes d'être fauteurs. Saint Hilaire établit avec soin la distinction des personnes : « Non persona Deus unus est, sed natura ». « Non unum subsistentem sed substantiam non differentem^ )) Le Père et le Fils sont deux personnes dis-
1. De synodis, 69, 64; De trinit., I, 16; IV, 20; VH, 2, 32; cf. m, 23; IV, 21, 30, etc.
tinctes. Chacune de ces personnes est parfaite en soi, et bien que le Fils soit vertu, sagesse, gloire, le Père n'en est pas moins puissant, sage et glorieux ^ Mais la seconde personne n'est pas faite, créée par la première, le Fils est engendré, et engendré ab aeterno^. Jusque-là Hilaire pouvait s'entendre, sinon avec les ariens purs ou anoméens, du moins avec les homoiousiens; mais il fallait pousser plus loin. Le Père et le Fils sont deux personnes distinctes. Par où et comment ne sont-ils qu'un Dieu? D'abord, répond Hilaire, parce qu'ils sont strictement égaux ; ils possèdent l'un et l'autre pleinement la divinité : « Plenitudo in utroque divinitatis perfecta est. Non enim diminutio Patris est Filius, nec Filius imperfectus a Paire est^. » Les textes de l'Écriture qui paraissent insinuer l'infériorité du Fils vis-à-vis du Père [Ioa?in.^ xiv, 28) ou son ignorance [Marc. XIII, 32) ne prouvent rien^. Ensuite, ils ne sont qu'un seul Dieu parce qu'ils ont une même substance : « Absolute Pater Deus et Filius Deus unum sunt non unione personae, sed substantiae unitate^ ». C'est ce qu'exprime le mot oaoouaioç (homoousion). Il ne signifie pas que les deux personnes sont identiques, ni que la substance divine est partagée entre elles deux, ni qu'elles participent toutes deux à une substance qui leur serait antérieure, mais que le Fils, tout en étant distinct, a reçu du Père la substance par laquelle il est tout ce qu'est le Père : « Sit una substantia ex naturae genitae proprietate, non sit aut ex portione, aut ex unione, aut ex communione^. » On a prétendu