‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 200 sur 426 · De filii divinit., 7, col · texte numérisé non relu

De filii divinit., 7, col

là ré(jLoou(jioç énergiquement défendu ^ ; de là l'éternité absolue du Fils, et le rejet de toute génération temporelle^; de là l'égalité parfaite du Père et du Fils : « Totum Patri ascribimus quod est Filius, et totum Filio quod Pater est^. — Quid est enim Filius de eo quod Pater est? Alius idem*. » De là enfm cette conclusion que si le Verbe s'est manifesté dans les théophanies de l'Ancien Testament — comme Tauteur l'admet, — il ne s'y est cependant pas rendu visible dans sa substance; il l'était seulement par les formes extérieures qu'il avait momentanément revêtues^.

Zenon lui aussi a lu TertuUien; mais il n'a pas su toujours le corriger, et il en a reçu dans sa doctrine trinitaire des théories que l'on est surpris de rencontrer encore dans la deuxième moitié du iv^ siècle. Car Tévêque de Vérone proclame sans doute l'unité de substance du Père et du Fils : ils sont comme deux mers qu'emplit la même eau; le Père s'est reproduit dans le Fils tout en restant ce qu il était ^; il proclame leur égalité : « O sancta aequalitas ac sibi soli dignissima individuae deitatis... Deus in alio se inferior esse quemadmodum potest; quidquid enim uni ex duobus indiscrète in omnibus sibimet similantibus detraxeris, cui detraxeris nescis''^ » ; mais quand il en vient à la naissance éternelle du Verbe, ses idées se troublent : il reprend la théorie des apologistes sur le double état du Logos, d'abord dans le sein du Père et alors presque simple attribut de la divinité, puis proféré pour la

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