Il, 2 (col. 391, 39-2) ; 1, 1, 1 ; II, 3 ; II
7. II, 1, 1; II, 3; H, 5, 1; 6, 3, 4. Cep-ndant voyez IF, S, 1 (col. 400), où l'auteur ne paraît viser ni l'incarnation ni les théophanies.
création et acquérant sa pleine personnalité ' . On est ramené près de deux siècles en arrière par ces archaïsmes.
Il est inutile de nous appesantir sur la façon dont saint Ambroise, Faustin et Niceta traitent ce sujet des rapports du Fils et du Père : il faudrait répéter ce que nous avons écrit à propos d'Hilaire et de Phebadius 2. Car saint Ambroise, remarquons-le bien, encore qu'il ait été un des maîtres de saint Augustin, se tient beaucoup plus près que lui de la conception trinitaire des Grecs. Pour Tévêque de Milan, le Père est toujours posé le premier, comme la racine et la source du Fils et de toute la Trinité : « Fons Pater Filii est, quia radix Pater Filii est^ ». Le Fils est Fils parce qu'engendré. Verbe parce que proféré : « Ex utero generavit ut Filium ; ex corde eructavit ut Verbum ^ » ; engendré et proféré ni par un acte libre de la volonté, ni par contrainte proprement dite, mais par une nécessité de nature supérieure à la fois à la contrainte et à la volonté libre ^. Il est temps d'en venir à Victorin, et d'examiner les contributions nouvelles qu'il apporte à la question qui nous occupe.
Victorin est amené à écrire sur cette question par les objections qu'un arien, nommé Candidus, lui a
1. « Prîncipiura, fratres dilectlssimi, Doniinus no'îter incunctanter est Christus, quem ante omnia saecula paler in profundo suae sacrae mentis arcano insuspicabili ac soli sibi notaconscientia, Filii non sine affectu, sed sine revelamine ampleclebatur... Procedit in nativitatem qui erat, antequara nasceretur in Pâtre, aequalis in omnibus 1 (II, 3; II. 4; II, 5, 1). Voyez cependant II, 2, col. 392 et même II, 3.
2. Voir pour saint Ambroise surtout les deux traités De fide ad Gratianum augustum, écrit en 378-380, et le De incarnationis dominicae sacramento, probablement de 382 (P. L., XVI); pour Faustin, son traité De Irinitate (vers 384) et sa Fidei Theoiosio imperatori oblata (P. L., XIII) ; pour Niceta, les Libelli instructionis, Libellus tertius, I, De ratione fidei, edit. Burn, p. 10 et suiv.