‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 212 sur 426 · Adv. Arium, I, 62, col. 1086 D, 1087 A B · texte numérisé non relu

Adv. Arium, I, 62, col. 1086 D, 1087 A B

de quelque façon réelle, suhstantialiter ^ et non pas seulement en puissance. Pour elles le monde actuel a été créé, afin qu'elles y fussent éprouvées, confirmées, et devinssent purement spirituelles*.

Quelle était la condition primitive d'Adam et d'Eve? Saint Hilaire suppose qu'ils étaient immortels, puisque la mort est la suite du péché ^. Saint Ambroise et Zenon vont plus loin : ils ne leur accordent pas seulement la sagesse, la vertu, l'exemption de la concupiscence^; ils paraissent croire qu'ils étaient semblables aux anges, célestes, et n'avaient par conséquent aucun besoin de nourriture*.

Leur chute fut la conséquence, d'après Zenon, d'un péché de luxure^, selon saint Ambroise d'un péché dont l'orgueil fut le principe^. Ils furent condamnés à la mort, soumis à la concupiscence et aux misères de la vie. Nous avons hérité de leur châtiment. Sur ce point, nulle difficulté. Hilaire déclare qu'Adam nous a transmis sa condamnation à la mort et la triste condition de son existence ; que la concupiscence qui nous presse est une conséquence de notre nature, mais aussi de notre naissance « sub peccati origine et sub peccati lege » ; que, par suite du péché d'Adam, nous sommes des captifs spirituels; le péché est le père de notre corps et l'infidélité la mère de notre âme^. On trouve des affirmations analogues dans Zenon ^, dans saint

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