Inpsalm. GXVIII, litt. XVI, 40; cf. litt. XIY
5. Optât, De schism. donatistar., II, 20; Jérôme, Adv. pelag., I, 6; III, 1, cf. 10; In Isaiam, XLIX, 4.
firmer la nécessité de notre coopération pour la rendre efficace. On a lu déjà les déclarations de Victorin et de saint Ambroise; saint Hilaire et saint Jérôme ne sont pas moins explicites. Le premier remarque qu'en insistant surtout sur la miséricorde de Dieu, le psalmiste n'a pas exclu pour l'homme le devoir de mériter son salut; qu'il faut retirer nous-mêmes notre cœur du péché et le courber sous l'obéissance divine ^ . Le second nous avertit qu'il appartient à Dieu de nous appeler et à nous de croire : « Dei enim vocare est et nostrum credere^ ».
De là à la théorie du mérite il n'y a qu'un pas. Le mot et la chose se rencontrent souvent dans nos textes. La foi a une part importante dans notre justification, et Victorin surtout la lui assigne fort grande ^ ; mais les oeuvres doivent suivre et appuyer cette foi : « Prima ergo haec iustitiaest agnoscere creatorem, deinde custodire quae praecipit'* ». Ces œuvres nous méritent le salut'*, et c'est sur elles en définitive que nous serons jugés, condamnés ou récompensés : « Manifestum est quia unusquisque operibus suis aut iustifîcabitur aut condemnabitur ® ». Et saint Hilaire en donne la raison : « ut praemium sibi voluntas bonitatis acquireret, et esset nobis aeternae huius beatitudinis profectus atque usus ex merito, non nécessitas indiscreta per legem'^ ». Mais surtout saint Jérôme, invité par l'erreur de Jovinien à traiter ex professa de la valeur des bonnes œu-