Ambroise, In psalm. I, 17; In Liicam, VIII
6. Ambrosiaster, In epist. ad Rom., XIII, 2; Ambroise, Epist. II, 16.
7. In psalm. Il, 16; XCI, 10; LXIV, 6; Pacien, Sermo de baptismo, 7.
vres pour le salut, à donné à cette doctrine toute son ampleur. La foi, dit-il, ne nous sauve pas seule, non plus que les œuvres seules ne nous sauvent. Celles-ci n'ont pas simplement pour rôle de nous préserver du péché ; elles nous méritent positivement le ciel : à ces œuvres sera proportionnée notre récompense : « lam nostri laboris est, pro diversitate virtutum diversa nobis praemia preparare... -Ecce serve et servo plus minusve committitur, et pro qualitate commissi atque peccati plagarum quoque numerus irrogatur^ ». Et néanmoins il semble que la rigueur purement juridique de Tertullien soit adoucie, surtout chez ceux de nos auteurs qui ont étudié les Grecs, par ce sentiment fréquemment exprimé que nos mérites, quels qu'ils soient, sont très mêlés de démérites, qu'ils sont en partie le fruit de la grâce, et restent en somme fort au-dessous de la récompense qui nous est promise; si bien que, à tout prendre, cette récompense est l'effet moins de nos mérites que de la miséricorde de Dieu. Saint Hilaire a très heureusement traduit ce sentiment quand il écrit : « Non enim ipsa illa iustitiae opéra sufficiunt ad perfectae beatitudinis meritum, nisi misericordia Dei etiam in hac iustitiae voluntate humanarum demutationum et motuum vitia non reputet ^ » .
Le problème de la prédestination a peu occupé la théologie latine avant saint Augustin. Victorin en parle souvent en philosophe ^ L'Ambrosiaster prélude à des doctrines qui seront plus tard rejetées. Il ne se contente pas d'accentuer fortement la prédestination à la foi et à la gloire : il paraît n'admettre pas que Dieu veuille