Ibid
8. Adv. Arium, I, 45, col. 107.> B; I, 14, col. 4048 D; In epist. ad Philipp., II, 6-8, col. 1208 G D. Bien que Victorin admette d'une manière générale la filiation divine de Jésus-Christ, il imagine cependant
aeternitas in se non admittit aetatem ^ » ! — Même enseignement de Niceta chez qui il semble que Ton trouve un prélude de la lettre de saint Léon à Flavien^. Mêmes affirmations de saint Jérôme^, et enfin de saint Ambroise dont les textes sont devenus classiques : « Servemus distinctionem divinitatis et carnis. Unus in utraque loquitur Dei Filius, quia in eodem utraque natura est; et si idem loquitur, non uno semper loquitur, modo'' ». — « Non divisus Christus, sed unus, quia utrumque unus, et unus in utroque, hoc est vel divinitate vel corpore : non enim alter ex Pâtre, alter ex Virgine, sed idem aliter ex Pâtre, aliter ex Virgine^ ». On remarquera surtout chez lui l'affirmation de l'existence des deux volontés : « Suscepit ergo (Christus) voluntatem meam, suscepit tristitiam meam... Mea est voluntas quam suam dixit® ».
En tout ceci, remarquons-le bien, peu, très peu de philosophie : rien des longues dissertations sur la personne et la nature où se complaira le génie grec; mais l'énoncé très ferme de ce qui est la foi de l'Église, foi plus sentie encore qu'intellectuellement analysée.
L'œuvre de Jésus-Christ ici-bas est de nous sauver, de nous délivrer de la mort et du péché, de nous réconcilier avec Dieu. Comment nos auteurs ont-ils conçu cette œuvre libératrice ?
à côté d'elle une certaine filiation adoptive convenant à l'homme : • Nos enim adojitione filii, ille natura. Etiam quadam adoptions filius et Clirislus, sed secundum carnem » [Adv. Arium, I, 10, col. 1043 C).
i. Tract. U, 8, 2; 9,2; 7, 4.