‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 239 sur 426 · In psalm. XL · texte numérisé non relu

In psalm. XL

« Si quis cathedrae Pétri iungitur, meus est ^ . » Or cette chaire de Pierre est à Rome: et saint Optât en concluait qu'être hors de la communion romaine équivaut à se trouver hors de l'Église. Saint Ambroise et saint Jérôme ne parlent pas autrement, mais en mettant plus en relief, ce semble, l'autorité juridictionnelle de ce centre d'unité. Leurs textes sont classiques : « Totius orbis romani caput romanam Ecclesiam atque illam sacrosanctam, apostolicam fidem, ne turbari sineret, obsecranda fuit clementia vestra; inde enim in omnes venerandae communionis iura dimanarunt^ ». — « Ego nuUum primum nisi Christum sequens, beatitudini tuae, id est, cathedrae Pétri, communione consocior : super illam petram aedifîcatam ecclesiam scio. Quicumque extra hanc domum agnum comederit, profanus est... Quicumque tecum non colligit, spargit, hoc est, qui Christi non est Antichristi est^ ». D'où saint Ambroise conclut encore qu'être en communion avec l'Église de Rome, c'est l'être avec re.glise catholique, et que les novatiens ne sauraient posséder l'héritage de Pierre puisqu'ils n'en possèdent pas le siège ^.

A Rome, on le conçoit, et plus qu'ailleurs, on a conscience de cette situation, et on le montre par les faits. Dans sa lettre aux eusébiens, le pape Jules leur déclare qu'il reste, malgré leur condamnation, en communion avec Marcel d'Ancyre ; il blâme générale-

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