‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 240 sur 426 · Ambroise, Epist. XI · texte numérisé non relu

Ambroise, Epist. XI

3. JÉRÔME, Epist. XV, 2; CXXX, 16; Apologia adv. libr. Rufmi, I, 4. Dans la lettre a Evaipg.-lus (Epist. CXLVI, 1), qui contient plus d'une boutade, saint Jérôme écrit que « si l'on considère l'autorité, celle de runivers est plus gnmde que celle de Rome ., que tous les évêques ont même mérite et même sacerdoce, que tous sont successeurs des apôtres. Ces paroles, pour avoir besoin d'être interprétées, ne détruisent pas ce que l'auteur a dit ailleurs.

4. De excessa fratris sui Satyri, I, 47; De paenitentia, I, 33

ment toute leur conduite, et, en appelant à l'autorité de saint Paul et de saint Pierre, il reproche en particulier aux adversaires d'Athanase d'avoir traité l'affaire du patriarche d'Alexandrie sans l'avoir prévenu par écrit lui, évêque de Rome, « comme c'est l'usage » en pareil cas^. Damase, écrivant aux évêques orientaux à propos d'Apollinaire et de Timothée, donne à ces évêques le nom de fils très honorés (filii honoratissimi) et non pas de frères, et les félicite de la déférence qu'ils ont pour le siège apostolique 2. Siricius parle du soin de toutes les églises qui lui incombe ^. Innocent répondant, en 417, aux évêques des synodes de Milève et de Carthage, leur rappelle que toute cause même agitée dans les provinces les plus éloignées ne peut être terminée sans que le siège apostolique en ait pris connaissance et en ait confirmé le jugement; que toute question, surtout s'il s'agit de la foi, doit être soumise au successeur de Pierre, pour qu'il indique quelle est la doctrine à suivre. C'est là Vantiqua regulae forma^ « quam toto semper ab orbe mecum nostis esse servatam'* ». Même attitude et plus marquée encore s'il se peut dans Zosime ^. Et autour des papes, les empereurs font preuve du même sentiment de l'autorité romaine. C'est à un concile romain, sous Miltiade, que Constantin, sollicité par les donatistes d'examiner leur cause, en confie d'abord le jugement. C'est la foi de Rome et d'Alexandrie que Théodose déclare d'abord vouloir suivre, avant de convoquer le second concile général ^.

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