‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 245 sur 426 · Canon · texte numérisé non relu

Canon

7. V. la lettre de Sirice à Himerius de Tarragone, Epist. I, 2, P. L.^ XIII, col. 1133.

terpréter le passage de saint Ambroise, De Spiritu Sancto, I, 42, où il déclare « vide » toute la cérémonie du baptême, si, tout en les nommant, on diminue dans sa pensée la dignité du Père, du Fils ou du Saint Esprit. Mais il est possible que l'évêque de Milan aille plus loin, et qu'influencé ici par saint Basile, à qui il emprunte les éléments de son traité, il nie, au cas d'hérésie trinitaire du sujet ou du ministre, même la validité du sacrement. N'oublions pas que validité et efficacité n'étaient pas encore nettement distinguées lune de l'autre.

Le baptême est régulièrement administré par l'évêque, mais souvent aussi, dans les églises de campagne, par de simples prêtres ou des diacres ^ Les plus petits enfants peuvent le recevoir 2. Nos auteurs s'étendent surtout sur les effets qu'il produit. Ce baptême efface nos péchés, nous dépouille du vieil homme, nous revêt de Jésus-Christ et nous régénère; il nous rend les temples et les enfants de Dieu, nous communique le Saint-Esprit, donne à notre corps l'immortalité et nous met en possession de l'héritage céleste ^.

La collation du Saint-Esprit cependant était plus spécialement attribuée au rite de l'imposition de la main et de l'onction d'huile parfumée qui suivait le baptême, et que nous appelons la confirmation. Son existence est affirmée par presque tous nos auteurs. En sortant de la piscine baptismale, le baptisé recevait

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