‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 249 sur 426 · EpiSt. CXX · texte numérisé non relu

EpiSt. CXX

6. In Matth., XXVI, 26; Epist. CXX, 2; LXXXII, 2; In Ezechiel, XLI, 8 suiv.; In Epist. ad Ephes., I, 7.

Ce corps et ce sang sont donc réellement présents dans reucharistie. Saint Jérôme, dans deux passages, semble attribuer à l'épiclèse une part au moins dans la consécration'. Saint Ambroise et le De sacramentis enseignent au contraire expressément que les paroles de l'institution réalisent le changement sacramenteP. Quel changement? L'un et l'autre répondent sans hésiter, la conçet^sion du pain et du vin au corps et au sang de Jésus-Christ. Cette conversion eucharistique est le fait d'une puissance infinie, elle est l'effet d'un acte divin. Il n'y a donc pas à se demander comment elle s'opère, mais seulement à constater que ce changement substantiel ne dépasse pas l'énergie créatrice et transformatrice de Dieu : « Forte dicas : Aliud video, quomodo tu mihi asseris quod Christi corpus accipiam?... Probemus non hoc esse quod natura formavit, sed quod benedictio consecravit, maioremque vim esse benedictionis quam naturae; quiabenedictione etiam natura ipsa mutatur ». Sur ce, saint Ambroise apporte l'exemple de la verge de Moyse changée en serpent, de l'eau changée en sang, et d'autres miracles modifiant les propriétés des êtres, puis il continue :

Quod si tantum valuit humana benedictio ut naturam converteret, quid dicimus de ipsa consecratione divina, ubi verba ipsa Domini Salvatoris operantur? Nam sacramentum istud quod accipis Christi sermone conficitur. Quod si tantum valuit sermo Eliae ut ignem de caelo deponeret, non valebit Christi sermo ut species mutet elementorum?... Sermo ergo Christi qui potuit ex nihilo facere quod non erat, non potest ea quae sunt in id mutare quod non erant?... Ipse clamât Dominus lesus : Hoc est corpus meum. Ante benedictionem verborum caelestium alla species nominatur; post consecrationem corpus

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