‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 254 sur 426 · Tract. Il, 39; II · texte numérisé non relu

Tract. Il, 39; II

plicite. C'est dans saint Ambroise et saint Jérôme qu'il faut chercher des détails plus complets.

En maint endroit de ses écrits, l'évêque de Milan a parlé d'une façon générale de confession des péchés ^ Il a encore en vue cette confession à Dieu au De paenilentia, ii, 5, 53, 66. Mais au De paenitentia, ii, 91, il parle évidemment d'un aveu fait à un homme, et qui doit occasionner de la honte : « An quisquam ferat ut erubescas Deum rogare qui non erubescis rogare hominem? Et pudeat te Deo supplicare quem non lates, cum te non pudeat peccata tua homini, quem lateas, confiteri? » L'ensemble du texte du même traité, ii, 73, donne bien l'impression que cet homme qui reçoit l'aveu est l'évêque : « Ac primum da (Domine) ut condolere norim peccantibus affectu intimo... sed quotiescumque peccatum alicuius lapsi exponitur, compatiar : nec superbe increpem, sed lugeam et defleam. » Sans doute le mot exponitur' ne désigne pas nécessairement une confession proprement dite. On peut cependant l'éclairer par ce passage de la vie de saint Ambroise écrite par Paulin, son contemporain et, semble-t-il, son secrétaire : « Erat etiam (Ambrosius) gaudens cum gaudentibus, et flens cum flentibus; siquidem quotiescumque illi aliquis, ob percipiendam paenitentiam, lapsus suos confessus esset, ita flebat, ut et illum flere compelleret; videbatur enim sibi cum iacente iacere. Causas autem criminum quae illi confitebatur, nulli nisi Domino soli, apud quem intercedebat, loquebatur; bonum relinquens exemplum posteris sacerdotibus, ut intercessores apud Deum magis sint quam accusatores apud homines^ ». Ce témoignage nous apprend trois choses : d'abord que l'évêque de Milan

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