Enchiridion, CXII ; De civit. Dei, XXI
4. Enchiridion, CXII; au chapitre LXVII, saint Augustin dit que la doctrine du salut de tous les catholiques est crue a quibusdam : il peut ne s'agir ici que des chefs du parti.
taient pas seulement répandues en Italie ; elles avaient gagné FEspagne. Orose paraît avoir partagé l'avis de ceux qui regardaient tous les chrétiens comme infailliblement sauvés ^ .
Contre les plus graves de ces erreurs cependant une réaction se produisit qui se rattache à l'histoire générale des controverses origénistes. Ces controverses, en Orient surtout, n'offrent pas grand intérêt dogmatique : elles y furent l'effet principalement de rivalités personnelles ; mais elles eurent leur contre-coup dans l'Eglise latine. L'évéque Théophile d'Alexandrie, d'abord favorable puis hostile aux partisans d'Origène, fit condamner sa doctrine dans un concile d'Alexandrie en 399, amena saint Épiphane à en faire autant dans un concile de Cypre en 399 ou 401, et se mit en rapport avec saint Jérôme pour que celui-ci traduisît en latin ses lettres pascales et synodales sur cette question. Saint Jérôme, alors aussi opposé à Origène qu'il en avait été d'abord enthousiaste, entra dans ses vues ^. Ces écrits attirèrent l'attention sur le péril que courait la foi, et, en l'an 400, les doctrines d'Origène furent condamnées par le pape Anastase, en même temps que l'empereur interdisait la lecture de ses livres^. Nous ne savons malheureusement pas d'une façon précise quelles étaient les erreurs condamnées, ni si une sélection avait été faite dans les enseignements origénistes. Il est probable que, seules, les opinions relatives à la préexistence des âmes, à la restauration finale du démon, et au mode de résurrection furent réprouvées, car nous trouvons soutenues, même après cette condamnation, les autres doctrines.
1. Dfi arbitra libertate, 13 (P. L., XXXI, H8o); Commonitorium, 3.
2. Voir dans saint Jérôme sur toute cette aifaire les lettres XCII, XC, LXXXVi et suiv.