‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 281 sur 426 · Epist, VIT, 11 : In Lucam, prol. G; lY, 37 ; Y · texte numérisé non relu

Epist, VIT, 11 : In Lucam, prol. G; lY, 37 ; Y

LA THÉOLOGIE LATINE AU IV* SIECLE. 3i9

Luc : a Absolutus igitur per Domini crucem... consolationemin ipsa possessione (terraetuae) reperies : consolationem sequitur delectatio, delectationem divina miseratio. Quem autem Dominus miseratur et vocat; qui vocatur videt vocantem ; qui Deum viderit, in ius divinae generationis assumitur : tuncque demum quasi Dei filius, caelestis regni divitiis delectatur. Ille igitur incipit, hic repletur ».

De la béatitude du ciel, l'évêque de Milan n'essaie point de donner une idée adéquate, car il se rappelle la parole de Tapôtre, que l'œil de l'homme n'a point vu, ni son cœur n'a point soupçonné ce que Dieu a préparé à ceux qui l'aiment ^ Il la représente seulement comme un état de repos parfait, d'innocence et de sécurité, dans lequel les saints participent à la gloire de Dieu, le voient face à face, jouissent de la société de leurs frères élus comme eux, et vivent d'une vie éternelle 2.

Telle est, autant qu'on peut brièvement la reconstituer dans ses grandes lignes, l'eschatologie de saint Ambroise, Cette étude montre qu'il a partagé, avec saint Jérôme et l'Ambrosiaster, la conviction que tous les chrétiens seraient tôt ou tard réunis à Dieu, et que cette conviction, par conséquent, n'était pas, à la fin du iv^ siècle dans l'Eglise latine, opinion hasardée et rare. C'est dans la foi chrétienne elle-même que l'on mettait la vertu qui devait opérer le salut de tous ceux qui la professaient. Par cette foi le chrétien était fondé sur Jésus- Christ, et quels que fussent le bois et la paille, c'est-à-dire les œuvres inutiles ou mauvaises qu'il édifiât sur ce fondement, le chrétien verrait un

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