Epist. XXXV
2. De obitu Theodosii, 37,39; De obitu Valentiniani, 65; De bono mortis, oO; De virginibus, I, 64; In psalm. XXXYII, 59; Epist. HWY, 5, 13.
jour ces œuvres dévorées par le feu, mais lui-même serait épargné. Le texte de saint Paul, / Corinthiens, III, 15, est un des plus fréquemment invoqués.
Or, ce texte est précisément un de ceux dont se sont servis les théologiens plus récents pour établir l'existence du purgatoire ; et il suffît d'ailleurs d'un instant de réflexion pour remarquer que l'eschatologie de la fin du iv° siècle, surtout la doctrine de saint Ambroise sur le feu purificateur du jugement, contient, ou même n'est au fond que la doctrine du purgatoire telle qu'elle a été enseignée depuis. Seulement, on exagérait cette doctrine, puisqu'on regardait comme susceptibles d'être purifiés tous les pécheurs indistinctement. D'autre part, cette eschatologie présente des incertitudes et des hésitations qui tiennent à ce que nos auteurs, Hilaire, Jérôme, Ambroise, ont emprunté aux anciens, sans toujours apporter dans leurs emprunts le discernement nécessaire. Il faut donc qu'un génie plus original et plus ferme dissipe cette confusion, et, s'il ne peut tout éclaircir, réaffirme du moins fortement les principes dont, en cette matière, on ne devra point s'écarter. Ce génie sera saint Augustin.