‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 287 sur 426 · De Genesi ad litteram, VII · texte numérisé non relu

De Genesi ad litteram, VII

3. Contra Fauslum, XI. 5; cf. Epist. XXVIII, 3; LXXXII, 3, 24.

4. De ccnsensu evangelist., III, 28 suiv.; cf. II, 27-29. De natura et gratia, 71; Epist. LXXXII, 3.

6. Confess,, XII, 30-33; cf. De doctrinachristiana, I, 40; III, 5, 38.

ingénieuses que solides. Élève des néoplatoniciens et d'ailleurs porté, par la subtilité de son esprit, à Tallégorisme et au mysticisme, il donne, dans sa prédication surtout, libre cours à ces tendances et délaisse volontiers l'exégèse littérale, pour chercher, dans des explications plus raffinées, des thèmes de morale et d'édification.

A côté de l'Écriture, d'autre part, et comme source de la doctrine révélée, saint Augustin met la tradition, une tradition non écrite qui vient des apôtres, et qui nous a transmis des coutumes et des enseignements que l'Écriture ne contient pas : o Sunt multa quae universa tenet ecclesia, et ob hoc ab apostolis praecepta bene creduntur, quanquam scripta non reperiantur ^ ». De ce nombre est la nécessité du baptême pour les enfants. Quand une coutume est universelle et n'a pas d'ailleurs été instituée par un concile, c'est un signe qu'elle vient des apôtres^.

Saint Augustin n'identifie pas cette tradition avec l'autorité vivante de l'Eglise; mais il reconnaît celle-ci comme la règle suprême et la norme de la foi. On se souvient du texte classique : « Ego vero evangelio non crederem, nisi me catholicae Ecclesiae commoveret auctoritas^ ». C'est de l'Eglise que nous recevons les Écritures; elle nous garantit leur autorité, et son enseignement est le guide que nous devons suivre dans l'interprétation et des Écritures et de la tradition ■'. Par ses conciles elle tranche toutes les controverses^. Une part de ce magistère doctrinal de l'Église revient d'ailleurs à ses évêques et à ses docteurs pris indivi-

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