‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 288 sur 426 · De baptismo^ U, o · texte numérisé non relu

De baptismo^ U, o

duellement. L'évêque d'Hippone ne manque pas, dans sa lutte contre les pélagiens, de citer les auteurs anciens jusqu'à saint Ambroise qui sont avec lui.

Quel rôle est réservé à la philosophie dans la genèse de la foi et le développement de la théologie? Saint Augustin l'a résumé dans cette formule : « Intellege ut credas, crede ut intellegas ^ ». Il réclame, avant la foi, un examen des titres du témoin à être cru sur parole ; il faut avant tout considérer « cui sit credendum^ », et à ce point de vue, « ipsa (ratio) antecedit fidem^ ». Cette conscience de la valeur du témoignage persiste dans l'acte de foi'' ; mais, dès que cette valeur est perçue, on ne doit pas attendre, pour croire, que la raison ait résolu toutes les difficultés qui se peuvent soulever^. A son tour cependant, une fois admises les vérités révélées, la raison reprend, dans une certaine mesure, ses droits pour tâcher non pas de les comprendre complètement, mais de les pénétrer, d'en voir la convenance et l'harmonie, d'en saisir, s'il est possible, le bien-fondé. Ici surtout apparaît la philosophie. Saint Augustin s'en est largement servi pour éclairer certains mystères, celui par exemple de la Trinité. Platonicien, ou plutôt néoplatonicien enthousiaste®, bien que subordonnant la philosophie à la foi et aux enseignements de l'Eglise, il s'est appliqué à montrer l'accord existant entre cette philosophie et plusieurs des données de l'Evangile, et a cru même retrouver chez elle plusieurs de nos mystères, en particulier celui du Verbe chrétien'^. Plus tard cependant son enthousiasme di-

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