Epist. Cil
6. Confess., Vil, 13, 26, 27; Contra academicos, III, 41 ; Epist. CXVIII, 20-34.
7. Contra academ., III, 43; Confess., VII, 13, 14; In loan., tract. II, 4.
minua, et vers la fin de sa vie il rétracta plusieurs des opinions philosophiques qu'il avait émises ' . Mais ce qu'il n'a jamais rétracté, c'est l'habitude de raisonner sa foi, et le goût de montrer combien les vérités chrétiennes sont en harmonie avec ce qu'il y a en l'homme de plus noble et de plus élevé.
§ 3. — Dieu et la Trinité. Controverse arienne 2.
Les deux courants, religieux et philosophique néoplatonicien, signalés plus haut se retrouvent dans la théodicée de saint Augustin. Il a proposé, dans ses ouvrages, les diverses preuves de l'existence de Dieu, la preuve téléologique ^, la preuve métaphysique'', mais celles qu'il préfère et auxquelles il revient plus volontiers sont la preuve qui se tire de la gradation des perfections qui se manifestent dans le monde ^, et celle qui se tire des idées nécessaires, ou preuve psychologique^. Dans le monde, nous voyons des êtres plus ou moins bons, mais muables et imparfaits; comment les jugerions-nous plus ou moins bons si ce n'est par comparaison avec le souverain bien auquel ils participent plus ou moins et dont nous avons l'idée : « Quapropter nulla essent mutabilia bona, nisi esset incommutabile bonum ^. » D'autre part, l'homme est supérieur à tout ce qui l'entoure, et dans l'homme la
1. De civit. Dei, XXII, 28; Retract., I, 1, 4; 4, 2, 3; dl, 4, etc.
2. Travaux : G. von Endert, Der Gottesbewei's in der patristiachen Zeit, mit besonderer Berucksichtigung Augustins, Freiburg im Breisgau, 1869. J. Martin, Saint Augustin, Paris, 1901. L. Grandgeorge, Saint Augustin et le néoplatonisme, Paris, 1896. Tu. Ga>gauf, Des hl. Augustinus spéculative Lehre von Gott dem Dreieinigen, Augsburg, 1866.