‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 295 sur 426 · De trinit., V, 10; VII · texte numérisé non relu

De trinit., V, 10; VII

3. De trinit. y IV, 29; Contra Maximmum, II, 14, 1; In loann., tract. G IX, 7.

comme celle de créer est commune aux trois personnes, et dès lors ils ne sont qu'un seul principe du Saint-Esprit : « Fatendum est Patrem et Filium principium esse Spiritus sancti, non duo principia^ ». Ce qui n'empêche pas le Saint-Esprit de procéder du Père princip aliter, parce que c'est le Père qui donne au Fils, avec sa substance, la vertu de produire le Saint-Esprit 2. Quant à dire ce qu'est cette procession, et en quoi elle diffère de la génération du Fils, c'est de quoi saint Augustin se déclare incapable : il y a là un mystère que nous ne connaîtrons qu'au cieP.

Ainsi donc les personnes divines sont des relations, et tout ce qui n'exprime pas une relation en Dieu leur est commun. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont sagesse, encore que ce mot soit dit plus spécialement du Fils. De même, ils sont charité, bien que ce titre convienne plus particulièrement à l'Esprit-Saint^.

Il n'est pas nécessaire d'insister pour montrer combien saint Augustin, dans toutes ces explications, dépasse ses devanciers. Il les dépasse encore par les recherches qu'il fait, dans le monde créé, des analogies de la Trinité. Victorin l'avait sans doute précédé dans cette voie, mais l'évêque d'Hippone a singulièrement élargi ses aperçus, et a vraiment préludé, sur ce sujet, aux spéculations ultérieures des scolastiques. Les livres ix à xv du De trinitate sont consacrés à développer ce thème. L'auteur retrouve l'image de la Trinité dans l'âme humaine qui se connaît et qui s'aime : mensy notitia, amor : « Haec tria unum atque una substantia » (lib. ix, 18); — dans la mémoire,

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