In loan. tract. LXXX
^nent la collation du rite — et que nous appelons la forme — la vertu sanctificatrice du sacrement. Pour lui, comme pour saint Ambroise^ ce qui rend l'eau capable de purifier le cœur dans le baptême, c'est d'abord la bénédiction préalable qu'elle reçoit : « Quia baptismus id est salutis aqua non est salutis, nisi Gliristi nomine consecrata, qui pro nobis sanguinem fudit, cruce ipsius aqua signature ». La formule trinitaire a sa part dans cette action sanctificatrice, mais elle ne vient qu'en second lieu. Il n'est donc nullement certain que dans le passage cité plus haut le mot çerbum désigne et surtout désigne uniquement l'invocation de la Trinité qui accompagne l'effusion baptismale; il peut désigner aussi la bénédiction préalable de l'eau, et même il peut désigner la récitation du symbole faite par le baptisé. Saint Augustin n'ajoute- Ui\ pas au même endroit : « Unde ista tanta virtus aquae ut corpus tangat et cor abluat, nisi faciente verbo : non quia dicitur sed quia creditur? Nam et in ipso verbo aliud est sonus transiens, aliud virtus manens... Mundatio igitur nequaquam fluxo et labili tribueretur elemento, nisi adderetur in verbo ^. »
Les sacrements ainsi composés — rite visible et don spirituel qui y est attaché — ont pour auteur Jésus- Christ. Le saint docteur ne mentionne expressément, il est vrai, comme institués par lui que le baptême et l'eucharistie, mais il ajoute : « et si quid aliud in Scripturis canonicis commendatur'' ».
Quant au nombre des sacrements proprement dits