‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 346 sur 426 · De Innit.yUh^i · texte numérisé non relu

De Innit.yUh^i

conséquence, de la fornication ^ De là, l'interprétation donnée par notre auteur du passage du psaume : Et ferebatur in manibus suis. On ne voit pas comment ces paroles conviennent à David ; mais elles conviennent au Christ : « Ferebatur enim Christus in manibus suis, quando commendans ipsum corpus suum, ait : Hoc est corpus meum. Ferebat enim illud corpus in manibus suis^. »

Deux points de la doctrine eucharistique de saint Augustin établissent enfin péremptoirement son réalisme. C'est d'abord que les méchants et les indignes reçoivent effectivement le corps et le sang de Jésus- Christ, encore qu'ils le reçoivent pour leur condamnation : « Corpus enim Domini et sanguis Domini nihilominus erat etiam illis quibus dicebat apostolus : Qui manducat indigne iudicium sibi manducat et bibit^, » C'est ensuite que notre docteur enseigne que l'eucharistie est nécessaire et profitable aux petits enfants : « Infantes sunt, sed mensae eius participes fiunt, ut habeant in se vitam^*. »

De l'opération par laquelle les éléments consacrés deviennent le corps et le sang de Jésus-Christ, saint Augustin n'a rien dit de précis^ : « Accipiens benedictionem fit panis Christi — fit nobis non nascitur » ; le Saint-Esprit opère invisiblement : c'est tout. Point de théorie non plus dans notre auteur sur ce que devient

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