De bapiismo, Y, 9; Sermo LXXI
4. Sermo (-LXXIV, 7; Contra duas epist. pelagian., II, 7; De peccator. merit. et remiss., I, 34; Epist. CLXXXVI, 28; CCXVII, 16.
5. Saint Augustin n'indique pas non plus de façon claire et décisive les paroles qui, selon lui, opéraient le changement eucharistique. V. Tarchier, op. cit., p. 100 et suiv.
par la consécration la substance du pain et du vin. Un autre problème attirait davantage son attention, qui semble l'avoir constamment préoccupé, le problème de savoir comment le corps du Christ, corps réel, est présent dans Teucharistie dans des conditions qui ne sont plus celles d'un corps matériel et étendu. Il croit en avoir trouvé la solution dans le texte de saint Jean : « Spiritus est qui vivificat, caro non prodest quidquam. » La chair de Jésus-Christ, mangée dans son état naturel, ne nous aurait servi de rien, car c'eût été une chair morte, et du reste cette manducation était impossible. Si elle nous sert, c'est qu'elle est la chair vivante de la vie glorieuse du Christ, pénétrée et spiritualisée elle-même par l'Esprit qu'est le Verbe et qui l'a transfigurée. Vivante, elle donne la vie par TEsprit qui la vivifie : spiritualisée, elle atteint l'esprit, l'âme pourvu qu'on la reçoive non seulement extérieurement mais en esprit.
Non prodest quidquam, sed quomodo illi intellexerunt : carnem quippe sic intellexerunt, quomodo m cadavere dilaniatur, aut in macello vcnditur, non quomodo spiritu vegetatur... Caro non prodest quidquam, sed sola caro; accédât spiritus ad carnem, et prodest plurimum i. — ûlanducent ergo qui manducant et bibant qui bibunt; esuriant et sitiant; vitam manducent, vitam bibant. Illud manducare, refici est; sed sic reficeris, ut non deficiat unde reficeris. Illud bibere quid est nisi vivere? Manduca vitam, bibe vitam : habebis vitam, et intégra est vita. Tune autem hoc erit, id est, vita unicuique erit corpus et sanguis Christi, si quod in sacramento visibiliter sumitur in ipsa veritate spiritaliter manducetur, spiritaliter bibatur. Audivimus enim ipsum Dominum dicentem : Spiritus est qui vivificat, caro autem non prodest quidquam 2.
On voit assez par ce dernier passage que la vie spirituelle, la vie divine est donnée par saint Augustin