‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 352 sur 426 · Sermo CCCLII · texte numérisé non relu

Sermo CCCLII

5. Sermo CCXCV, 2; CCCLII, 8; Epis t. LXXXVin, 8; CCXXVIII, $,

car elle a reçu précisément de Jésus-Christ en saint Pierre le pouvoir des clefs pour lier ou remettre les péchés \ Saint Augustin croit donc que la vie spirituelle est rendue au pécheur avant même l'absolution de l'évêque, car rendre la vie appartient « ad propriam maiestatem Dei suscitantis ^ » ; mais il regarde aussi comme nécessaire l'intervention de TEglise, intervention qui délie réellement le pécheur. Cette théorie présente évidemment une certaine confusion.

La pénitence solennelle ne pouvait se réitérer; toutefois notre auteur enseigne aussi que les relaps pouvaient obtenir de Dieu directement leur pardon^. D'autre part, toute réserve avait cessé de son temps, et l'homicide était pardonné, comme l'adultère, comme l'hérésie et l'apostasie : « In quibuscumque peccatis non perdit viscera pia mater Ecclesia ^. » Un seul péché restait irrémissible, le blasphème contre le Saint- Esprit, c'est-à-dire, suivant l'explication du saint docteur, l'impénitence même et le refus d'entrer dans la vraie Eglise'''.

C'est presque exclusivement dans sa controverse avec les donatistes que saint Augustin a traité du sacrement de l'ordre, et l'on a déjà eu l'occasion plus haut de résumer pour une bonne part ce qu'il en a dit. L'ordre, sacrement comme le baptême, comme lui valide même conféré par un indigne ou un hérétique, comme lui imprimant un caractère, ne doit point dès lors être réitéré [ordlnationis ecclesiae signaculum ®J.

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