Enarr. inpsalm. CXLYI, 6; LXVil
qui Ecclesiae praesunt tempora paenitentiae ». Tout ceci indique évidemment un aveu et un aveu secret fait à l'évêque.
La pénitence prescrite variera suivant la nature et la gravité des fautes commises. Saint Augustin en distingue deux degrés, l'une plus douce qui se fait « quibusdam correptionum medicamentis », lorsque les fautes sont secrètes et qu'il s'agit seulement du salut du pécheur, l'autre publique luctuosa^ lamentabilis, gravior, qui éloigne ostensiblement de l'eucharistie, quand les fautes sont connues et scandaleuses [iia gravid)^ . Quelquefois même l'Eglise excommunie solennellement le coupable; mais notre auteur constate à ce point de vue un fléchissement de la discipline. Les pécheurs scandaleux sont si nombreux et le sentiment du péché est tellement affaibli, que l'Église ferme les yeux de peur d'un plus grand mal 2.
La confession et l'accomplissement de la pénitence sont déjà pour le pénitent la résurrection spirituelle : c'est Lazare sortant du tombeau : « Qui confitetur foras prodit. Foras prodire non posset, nisi viveret : viverenonposset nisi resuscitatus esset^. » — « Elevatus est Lazarus, processit de tumulo et ligatus erat sicut sunt homines in confessione peccati agentes paenitentiam. Jam processerunt a morte : nam non confiterentur nisi procédèrent. Ipsum confiteri ab occulto et a tenebroso procedere est^*. » Toutefois il est encore lié : il faut que l'Eglise le délie pour lui permettre de marcher : « Sed parum adhuc ligatus est (peccator)... Praeter hanc Ecclesiam nihil solvitur^ »;