‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 369 sur 426 · Apud AuGcsT., De gratia Christi et depecc. orig., I, o · texte numérisé non relu

Apud AuGcsT., De gratia Christi et depecc. orig., I, o

3. Definitiones Caelestii apud Acgust., De perfect. iustitiae hominis, 4; Contra Iulian. opus imper f., ni, 110, 117,

4. PELAGE ap. AuGCST., De natura et gratia, 8 ; De gratia Christi et de pecc. orig., I. 5 ; De gestis Pelagii, 16; etc.

5. De gratia Christi et de pecc. orig., I, 5; De gestis Pelagii, 16.

pratiqué la vertu, et il dressait des listes de personnages bibliques qui, selon lui, n'avaient jamais péché ^ Ainsi, le péché est essentiellement un acte de la volonté libre : « Quid sit quodcumque peccatum? Quod vitari potest aut quod vitari non potest? Si quod vitari non potest, peccatum non est : si quod vitari potest, potest homo sine peccato esse quod vitari potest 2. » Admettre le péché originel devenait évidemment impossible avec de pareilles prémisses. Aussi les pélagiens le rejettent-ils absolument. Ils le rejettent parce que ce péché d'origine, s'il existait, devrait avoir une cause; cette cause ne saurait être la volonté de l'enfant : ce serait donc celle de Dieu, et dès lors on n'aurait pas un péché de l'enfant, mais un péché de Dieu ^. Ils le rejettent, parce que l'admettre serait admettre un péché de nature, c'est-à-dire une nature mauvaise, viciée, la doctrine même des manichéens^. Ils le rejettent encore parce qu'un semblable péché de nature serait indélébile, ce qui est de la nature durant autant qu'elle^. Enfin ils le rejettent parce que si Adam a pu ainsi transmettre son péché à ses descendants, pourquoi le juste ne transmettrait-il pas aussi sa justice aux siens, ou pourquoi les autres péchés ne seraientils pas aussi transmis ^V II n'y a donc pas de péché ex traduce : notre premier père ne nous a nui que par son mauvais exemple, et c'est dans ce sens qu'il faut

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