Ap. AuGusT., Contra Iulian. op. imp., ni, 106; cf. I
i. Ap. AuGUST., De gratia Chr. et de pecc. orig., I, 27-30; cf. Contra duas epist. pelag., U, 17.
o. Julien ap. Auglst., Contra Iulian. op. imp., I, 94. 6. A p. AuGL'ST., De gestis Pelagii, 22.
usée par une longue pratique du vice et par l'ignorance, Dieu avait donné la Loi comme une aide à notre faiblesse, jusqu'au moment où, devenue impuissante à son tour, elle s'était effacée devant le Rédempteur'. Celui-ci nous avait purifiés de son sang; par lui nous étions nés à une vie meilleure, puis il nous avait laissé comme excitants à la vertu ses leçons et ses exemples 2. C'est là la grande grâce : « Adiuvat nos Deus, per doctrinam et revelationem suam, dum cordis nostri oculos aperit, dum nobis, ne praesentibus occupemur, futura demonstrat, dum diaboli pandit insidias, dum nos multiformi et ineffabili dono gratiae caelestis illuminât... Qui haec dicitgratiam tibi videtur negare^? » Le couloir et le faire dépendent de nous, nous n'avons pas besoin d'y être aidés et la prière n'a pas pour but de nous les obtenir, mais noive pouvoir reçoit un secours, celui de la doctrine et de la Loi, et plus spécialement encore, la grâce des exemples de Jésus-Christ"^. En résumé donc, les pélagiens admettaient des grâces extérieures d'instruction et d'exemples, peut-être même des grâces intérieures d'illumination^; ils n'admettaient pas la grâce prévenante, intérieure, de la volonté : l'activité divine ne pénétrait pas au cœur même de la nôtre pour l'élargir et la transformer.
Ces grâces de lumière et d'exemples, les pélagiens enseignaient d'ailleurs qu'on les pouvait mériter et les mériter par l'exercice du seul libre arbitre : « Ibi vero
4. PELAGE ap. AuGUST., De gratta Chr. et de pecc. orig., n, 80 ; Ad Demetriadem, 8.