‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 374 sur 426 · PELAGE, Ad Demetriadem · texte numérisé non relu

PELAGE, Ad Demetriadem

3. PELAGE ap. AuGusT., De gratia Chr. et de pecc. orig., I, 8.

4. C'est le résumé que donne saint Augustin du livre de Pelage, De lihero arbitrio, dans De gratia Chr. et de pecc. origin., I, 45; cf. Contra duas epist. pelag., IV, H.

5. V. le texte cité plus haut De grat. Chr. et de pecc. orig., I, 8.

remunerandi sunt qui bene libero utentes arbitrio, merentur Domini gratiam et eius mandata custodiunt ^ . » Celestius l'enseignait même de la rémission des péchés que la pénitence méritait 2. Cette opinion toutefois lui était particulière ^.

Dans un pareil système, on le comprend, il ne pouvait y avoir place pour une doctrine de la prédestination soit à la grâce soit à la gloire qui fût, dans son ensemble, ante praei^isa mérita, puisque les premières grâces étaient méritées, les premiers actes du salut accomplis avec les seules forces delà nature. Aussi n'y admettait-on pas de prédestination proprement dite : on y admettait seulement un décret final, conséquent à la prévision des mérites ou des démérites de chaque sujet, et lui attribuant son sort définitif : « Praesciebat ergo (Deus) qui futuri essent sancti et immaculati per liberae voluntatis arbitrium , et ideo eos ante mundi constitutionem, in ipsa sua praescientia, qua taies futures esse praescivit elegit. Elegit ergo antequam essent, praedestinans filios quos futures sanctos immaculatosque praescivit; utique ipse non fecit, nec se facturum, sed illos futures esse praevidit**. » Quand on demandait cependant aux pélagiens d'où venait que tel enfant, par exemple, mort après son baptême, se trouvait prédestiné, leur embarras pour répondre était fort grand, puisqu'il n'y avait eu, dans l'espèce, ni mérites ni démérites prévus^.

Signalons enfin, pour être moins incomplet, un excès de rigorisme enseigné, non par Pelage, qui se défendit de l'avoir fait, mais par Celestius : c'est que les riches

1. PELAGE ap. AuGUST., De gratia Chr. et de pecc. orig., I, 34, 27; Contra duos epist. pelag., II, 17; Contra lulian., IV, 13.

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