‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 38 sur 426 · TeÉODORET, Haeretic. fahul. compendium, IV · texte numérisé non relu

TeÉODORET, Haeretic. fahul. compendium, IV

2. Les sources sont : i° 47 propositions d'Aetius.dans saint Épiphane, Haer. LXXVI, 11. 2° L'"Ex8sotç ttictecoc d'Eunomius présenté à Théodose, dans les notes de Valois à Socrale, Hisl. eccl., \, 10. 3° L'Apologétique du mèiiie auteur (P. G., XXX, 83o). 4° Les traités contre Eunomius de saint Basile et de saint Gréifoire de Nysse, et saint Epiphane, /faer. LXXVI.

3. SocRATE, Hist. eccl, IV, 7; cf. Théodoret, Haeret. fabul., IV, 3; Basil., Epist. CGXXXV.

est engendré ou produit de quelque façon ne saurait être Dieu : cela ne peut être ni ôjjloouciov, ni ôaotouaiov, ni même ojxoiov à Dieu : cela est nécessairement il sTc'paç

ouaiaç, avojjLOiov \

Le Fils, puisqu'il est engendré — c'est-à-dire, au sens d'Eunomius, créé, — offre donc tout au plus avec le Père une ressemblance morale 2, mais ne lui est pas semblable dans son être physique : il est avoVoioç. Tout son privilège consiste à être l'œuvre immédiate de Dieu, tandis que les autres créatures, l'Esprit-Saint y compris^, sont l'œuvre du Fils. C'est en ce sens qu'il est XTiaaa tou àxTidTOu, où/^ wç tv tcov xTiaut-dcroiv, 7roir)|/.a xotî (XTroiviTOu, ouy^ wq ev twv TrotrjuàTiov''.

On donna à ce premier groupe le nom d'aétiens, eunomiens, anoméens, exoucontiens, hétérousiastes.

A l'opposé des anoméens, se forma autour de Basile d'Ancyre (ol -reepi BadiXeiov) le groupe des évêques à qUi l'on donna, et à qui convient proprement le nom de semi-ariens (rifAiocpstoi). Le mot qui, pour eux, traduisait le mieux les rapports du Fils et du Père était ôjjLoioucioç, lequel marquait plus nettement qu'ôjjLooudioç, pensaient-ils, la distinction des deux personnes, et laissait du reste aux plus avancés du parti la facilité de sous-entendre la subordination du Fils. Plusieurs des membres de ce groupe — saint Cyrille de Jérusalem lui appartint longtemps^ — étaient, au fond, orthodoxes, mais se défiaient d'Athanase et de ses formules. D'autres, un peu plus tard, vers 360, nièrent la divinité du Saint-Esprit. Le nom de semi-ariens dé-

i. Af.tius, prop. IV; Eunomius, Apolog., H, 26.

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