EcNOJiius, Apolog
y. On ne trouve jamais rô[xoouffio? dans ses Catéchèses, mais bien 6;j.oioç xatà Ttàvra, èv Tiôcaiv (IV, 7 ; XI, 4). Cf. Socrate, Hist. ecch, V, 8.
signe, à partir de cette époque, des gens qui pensaient juste, ou peu s'en faut, sur la personne du Fils, mais qui se séparaient, sur la personne du Saint-Esprit, de la doctrine de TEglise '.
Enfin, entre ces deux groupes, se glissa bientôt un tiers-parti ayant à sa tête Acace de Césarée, parti tout politique, qui voulait maintenir la concentration antinicéenne en évitant toute précision dans les formules. Son mot de ralliement était oaoïoç. Le Fils était o'iAoïoç Traxpi xa-à t«<; yp»? «ç, expression assez vague, pensait-on, pour ne choquer personne. Aux théologiens de ce parti on donna le nom d'acaciens ou de homéens.
C'est entre ces trois groupes anoméen, semi-arien, homéen, que la question va se débattre jusqu'à la fin du règne de Constance (361).
La division commença par un éclat des anoméens. En 357, Constance étant à Sirmium, quelques évêques s'y rencontrèrent d'une hétérodoxie plus marquée, Ursace et Valens, Potamius de Lisbonne, Germanicus de Sirmium. Ils rédigèrent en latin une formule de foi qu'Hilaire appelle du nom qui lui est resté , un blasphème^. On y rejetait I'ôjjlooucioi; et l'ôjjiotouaioç; on y déclarait le Fils incontestablement inférieur au Père en honneur, en dignité, en majesté, et soumis à lui. Le Saint-Esprit était dit être par le Fils : Paracletus auteni Spiritus per Filium est. C'est la deuxième formule de Sirmium.
riosius, presque centenaire, fut contraint de la souscrire, et elle fut acceptée dans un synode d'Antioche, en 358, par Eudoxius et Acace ^. Mais les évêques de
1. V. le premier canon du concile général de 381 : tyjv {ai'p2<7tv) xtov :^[jLtapeiàva)v eïxouv 7rveuixaT0!J.ày a>v.
2. En voir le texte dans Hilaire, De synodis., 11 ; Hahk, § 161 ; grec dans Athanase, De synodis, 28.