‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 412 sur 426 · De praedest. sanctor · texte numérisé non relu

De praedest. sanctor

prédestinés sont d'abord appelés à la foi d'une propria çocatio^ appelés secundum propositum, c'est-à-dire d'une façon efficace*; puis ils sont justifiés par des grâces également efficaces afin d'être « sancti et immaculati in conspectu eius (Dei) ^ » ; puis favorisés de la persévérance finale de façon à ce qu'ils ne détaillent point dans le bien, ou que leurs défaillances soient réparées à l'heure de la mort^; et enfin couronnés et glorifiés au ciel.

La façon même dont saint Augustin expose ces premières idées sur la prédestination conduit naturellement à penser qu'il a admis une prédestination à la gloire absolue et gratuite, et, comme s'expriment les théologiens, ante praevisa mérita : Dieu n'a rien considéré dans le choix de ses élus que sa propre volonté ; il a seulement, conséquemment à ce choix, pourvu ses élus — les adultes du moins — des grâces nécessaires pour qu'ils méritent effectivement par leurs œuvres la gloire qu'il leur destinait. Plusieurs auteurs cependant (Franzelin, Fessler-Jungmann)'*ne veulent pas que l'évêque d'ilippone ait eu sur ce point de système précis, ni qu'il ait traité la question de la prédestination ante ou post praevisa mérita^ en somme oiseuse, contre les pélagiens. Ce n'est pas l'avis de Petau. Bien qu'il ne partage pas personnellement l'opinion de saint Augustin^, le savant jésuite a accumulé les arguments pour démontrer que notre auteur a soutenu la prédestination absolue, ante praevisa mérita^ ^ et ce jugement de Petau paraît en effet plus conforme aux textes, et

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