‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 43 sur 426 · Hilaire, Fragm. IX; Sulpice Sévère, Hist. sacra, H · texte numérisé non relu

Hilaire, Fragm. IX; Sulpice Sévère, Hist. sacra, H

3. Saint Jéuôme, Dialog. contra luciferianos, 18; Sulpice Sévère, Hist. sacra. H, 44.

4. V. la lormuie dans Socrate, Hist. écoles. II, 40; Hahn, § 163.

o. Hilaire, Contra Constantium imperatorem, 13, 12; Sockate, Hi&t. eccles., II, 39.

Mais les acaciens intervinrent encore, et, à la suite de discussions et d'intrigues de tout genre, les députés de Séleucie finirent par signer la formule de Nice, augmentée des additions des vingt évêques de Rimini (359) ^ C'était le triomphe des acaciens. Ils le consacrèrent par un synode tenu à Constantinople en 360, déposèrent les chefs semi-ariens, Basile d'Ancyre, Cyrille de Jérusalem et beaucoup d'autres, intronisèrent Eudoxius à Constantinople et Eunomius à Cyzique, et firent signer de force la formule de Nice dans les provinces. L'univers, suivant l'expression de saint Jérôme, pouvait se croire arien.

§ 6. — Les pneumatomaques.

Il ne l'était pas cependant, et la mort de Constance, survenue l'année suivante (3 novembre 361), allait précisément marquer le commencement du retour à l'orthodoxie. Mais à la question des rapports du Père et du Fils une autre venait justement de se joindre, celle de la divinité du Saint-Esprit et de ses rapports avec les deux autres personnes. Le problème était bien un problème trinitaire.

Arius et Eunomius, on Ta vu, regardaient le Saint- Esprit comme une créature du Fils : toutefois, ce côté de leur doctrine était jusqu'ici resté dans l'ombre. Vers 359-360, il émerge en deux points géographiques à la fois. Athanase s'est retiré au désert : il y reçoit des lettres de Sérapion, l'évêque de Thmuis, l'informant qu'un certain nombre de fidèles ou de pasteurs, détestant d'ailleurs l'impiété d'Arius sur le Fils, conservent sur le Saint-Esprit des sentiments erronés.

1. HiLAiRE, Contra Const. imper., 15; SozomLne, Hist. eccles., IV, 23; SULPICE SÉVÈRE, Hist. sacTU, II, 4S.

Ils en font une créature, un des esprits serviteurs, ne différant des anges que par le degré : XeyovTwv aùio (ro aytov Trveufjta] (jt-y) ulovov xTiaua, aXXà xai twv XsiTOupyixwv Tiveu- (xotTcov êv auTO eivai, xai PaO^iw (jlovov aùxo Stacpspsiv twv àyys- X(i>v^. Pour réfuter cette erreur, Athanase écrit ses lettres i, m, ïv à Sérapion. Il y nomme les nouveaux hérétiques tropicistes (xpoTtixoi), parce qu'ils expliquent par des métaphores ou tropes les paroles de l'Ecriture qui vont contre leur sentiment.

Au même moment, ou peut-être un peu avant 2, des évêques du parti homoiousien ou semi-arien se prononçaient aussi contre la divinité du Saint-Esprit, et ne craignaient pas de le présenter comme un serviteur semblable aux anges ^. Leur doctrine se répandit rapidement à Constantinople, dans la Thrace, la Bithynie, l'Hellespont et les provinces voisines. Tous les semi-ariens ne l'adoptèrent pas d'abord : elle devint toutefois si commune parmi eux que le nom de semiariens devint, entre 360 et 380, synonyme de pneumatomaques. On appela encore ceux-ci macédoniens, du nom de l'ancien évêque de Constantinople^, ou marathoniens, du nom de l'évêque de Nicomédie, Marathonius, un de leurs chefs.

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