‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 48 sur 426 · SocRATE, Hist. eccL, Y · texte numérisé non relu

SocRATE, Hist. eccL, Y

être abrogée : elle doit conserver toute sa force, et l'on doit anathématiser toute hérésie, et en particulier celle des eunomiens ou anoméens, et celle des ariens ou eudoxiens, et celle des semi-ariens ou pneumatomaques, et celle des sabelliens, des marcelliens, et celle des photiniens et celle des apollinaristes^ »

Outre les quatre canons certainement authentiques du concile, on lui attribua, dès 451 en Orient, vers 530 en Occident, un symbole reproduisant à peu près — il omet Ix xyiç ouaiaç Tot) Tra-rcoç — et complétant celui deNicée^. C'est le symbole encore en usage dans la liturgie latine. Mais, comme on en trouve déjà le texte dans VAncoratus de saint Epiphane (119), écrit en 374, et comme, d'ailleurs, le passage qui concerne le Saint- l'esprit (auv7rpoaxuvou[jt.£vov xai auvSoia^oaevov) est encore loin des définitions précises du concile de 381, on doit conclure que ce symbole n'est point l'œuvre de ce dernier concile. Il est certain qu'il représente un remaniement du symbole usité vers le milieu du IV® siècle à Jérusalem, tel qu'on le dégage des catéchèses de saint Cyrille^, mais sans qu'on puisse décider s'il est proprement le symbole de Jérusalem, ou celui de Constantia, ou celui de quelque autre église.

Le 30 juillet 381, Théodose confirma les décisions du concile, qui furent ratifiées encore par deux autres conciles tenus à Gonstantinople en 382 et 383 et un concile de Rome en 382. Le concile de 381 fut luimême reconnu comme œcurnénique en Orient vers 451, en Occident au vi® siècle. L'accord était fait sur la foi. On a prétendu (Harnack, Loofs) qu'il ne l'avait été qu'à la faveur d'un malentendu ou d'une

1. Hefele, Histoire des conciles, 2^ édit. trad. franc., II, 1, p. 20.

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