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cr. Patrologie grecque, XX.XIII

LES HÉRÉSIES TRINITAIRES DU iV- SIÈCLE. G5

équivoque, et que les Pères de Constantinople avaient compris la formule de Nicée et surtout rôuoouaio; autrement que ceux de Nicée, et dans le sens semi-arien de rôuLoiouaio;. C'est une question sur laquelle on reviendra à propos des Cappadociens, dont Finfluence ici fut décisive. Mais, quoi qu'il en soit, si l'accord existait dans les croyances et les formules, les cœurs restaient aigris et blessés. Le concile et Théodose l'avaient bien montré par le soin de tenir le pape à l'écart de l'assemblée, par le choix de Mélèce comme président du concile, par les deuxième et quatrième canons dirigés, au fond, contre le patriarche d'Alexandrie, surtout par le troisième canon qui donnait le second rang, après le siège de Rome, au siège de Constantinople, parce que c'était celui de la nouvelle Rome. Des semences de schisme germaient déjà au fond des âmes, et la jeune Constantinople se dressait à côté de la vieille métropole de l'Occident, en attendant qu'elle se dressât contre elle.

Les événements que je viens de résumer mirent lin, dans l'empire officiel, à l'hérésie arienne. Mais, chez les peuples barbares où elle avait pénétré, elle survécut longtemps encore, et donna lieu, de la part des écrivains orthodoxes, à une polémique qui dura jusqu'au vi® et au vu® siècle. Vers 400, on trouvait encore dans l'empire des Goths ariens, devenus tels par l'apostolat d'Ulphilas (évoque en 341). Les Visigoths qui envahirent l'Italie, puis la Gaule méridionale et l'Espagne, restèrent officiellement ariens jusqu'au concile de Tolède de 589; les Suèves jusqu'en 550 ou même un peu plus tard. En Italie, la puissance des Ostrogoths ariens ne fut détruite qu'en 554. Les Lombards ne se convertirent que vers 671, les Burgondes qu'en 517, et c'est en 533 seulement que fut brisée, en Afrique, la domination des Vandales

hérétiques et persécuteurs. Il y eut donc pendant deux siècles encore une littérature antiarienne, mais dont le thème d'ailleurs ne renchérit guère sur les idées et la doctrine développées par les premiers champions de l'orthodoxie. Ce sont ces idées et cette doctrine qu'il faut maintenant étudier de plus près dans leurs sources les plus anciennes

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